Itinéraire Colombie

Colombie : itinéraire de 3 semaines entre incontournables et trésors hors des sentiers battus

De la zone cafetière aux villages colorés de Jericó et Jardín, de Medellín à Carthagène, puis jusqu’aux lagunes de la Ciénaga Grande, au village caché de Rincón del Mar et à l’île tropicale d’Isla Palma: voici mon itinéraire complet de 3 semaines en Colombie, testé sur le terrain, qui mélange grands classiques et pépites hors des sentiers battus.


Sommaire


Avant de partir : formalités, eSIM, argent

Formalités d’entrée

Jusqu’à nouvel ordre, il faut remplir en ligne le formulaire Check-Mig (Migración Colombia) dans les 72 heures qui précèdent l’entrée sur le territoire. C’est rapide, gratuit, et ça facilite le passage à l’immigration.

Connexion internet : eSIM

La veille du départ, j’ai acheté une eSIM, ce qui m’a permis d’avoir internet dès l’atterrissage et de garder une carte SIM européenne de secours. La couverture Claro est plutôt bonne dans la zona cafetera et sur la côte Caraïbe.

Argent : espèces vs carte bancaire

  • La carte bancaire est loin d’être acceptée partout, surtout dans les petits villages, les thermes, les restos de campagne et sur la côte.
  • Prévoyez beaucoup d’espèces et anticipez les retraits dans les villes où il y a des banques.
  • Privilégiez les distributeurs à l’intérieur des banques (Davivienda, BBVA, etc.).
  • Refusez toujours la conversion dynamique proposée au moment du retrait (taux souvent très mauvais).

Les plafonds dépendent de la banque, mais on peut en général retirer entre 300 000 et 600 000 COP, parfois plus chez BBVA.

Petits rappels pratiques

  • Prévenir sa banque du voyage et, si possible, augmenter le plafond de retrait temporairement.
  • Emporter une multiprise + adaptateur (prises type A/B).
  • UV très forts, surtout sur la côte : crème solaire, lunettes, casquette, vêtement léger à manches longues.
  • Pour la zone cafetière et les thermes : une polaire et un vêtement de pluie sont bienvenus.

Itinéraire de 3 semaines en Colombie : jour par jour

Jour 1 – Grenoble → Paris → Bogotá → Pereira

Longue journée de trajet entre la France et la Colombie, avec vol pour Bogotá puis correspondance pour Pereira, l’une des portes d’entrée de la zone cafetière. À l’arrivée, je retire de l’argent à l’aéroport, puis un taxi m’emmène en une dizaine de minutes vers un hôtel situé juste à côté du terminal de bus.

C’est une base très pratique pour attaquer la suite du voyage : le lendemain matin, il suffit de traverser la rue pour prendre le bus vers Salento.


Jour 2 – Pereira → Salento : bienvenue au pays du café

Depuis le Terminal de Transport de Pereira, j’embarque dans un bus (Expreso Alcalá ou Expreso Brasilia) en direction de Salento. Le trajet dure environ une heure et coûte moins de 10 000 COP.

Salento, perchée à près de 2 000 m d’altitude au cœur du Quindío, ressemble à un décor de conte : maisons en bois peint aux couleurs vives, balcons fleuris, vieilles jeeps Willys garées sur la place, paysans en poncho qui viennent boire un café au bar du coin. On arrive pour les photos, mais on reste pour l’ambiance, douce et un peu hors du temps.

En flânant dans la Calle Real jusqu’à la Plaza Bolívar, on passe devant des cafés cosy, des boutiques d’artisans et des restos où la trucha (truite) est reine. Le soir, les ruelles s’illuminent, les habitants se retrouvent sur la place, et on a vite l’impression d’être adopté par le village.

Quelques idées :

  • Monter à l’Alto de la Cruz (240 marches) pour une superbe vue sur Salento et la vallée de Cocora.
  • Tester la truite dans un resto local (Fonda de los Arrieros, Donde Laurita, etc.).
  • Découvrir le tejo au bar Los Amigos : une sorte de pétanque explosive avec poudre qui fait “boum” quand on vise juste.

Je dors à proximité du centre, dans un petit hôtel avec vue sur les montagnes, petit-déjeuner inclus.


Jour 3 – Randonnée dans la Vallée de Cocora

Départ tôt le matin depuis le Parque Central de Salento, où des jeeps Willys partent toutes les heures pour la Vallée de Cocora. Le billet A/R coûte autour de 8 000 COP et le premier départ à 6h30 est idéal pour éviter la foule et profiter d’une météo plus dégagée.

La Vallée de Cocora, c’est l’un des paysages les plus emblématiques de Colombie : une vaste vallée verte constellée de palmiers à cire, l’arbre national, qui peuvent dépasser les 60 mètres de haut. Quand la brume se pose sur les crêtes et que les silhouettes des palmiers se dessinent sur le ciel, l’endroit semble carrément irréel.

Je fais la grande boucle d’environ 12 km (4–5 h) :

  • Une montée assez raide vers la Finca La Montaña (vue panoramique) parmi les palmiers à cire les plus impressionnants.
  • Une partie dans des prairies puis une forêt de nuages humide, avec une série de petits ponts suspendus au-dessus d’un torrent pour la descente.

Il faut payer quelques droits d’entrée (plusieurs propriétés privées), pour un total d’environ 30 000 COP. Prévoyez :

  • De bonnes chaussures de rando (le sentier peut être très boueux et glissant).
  • Un vêtement imperméable et une petite laine (altitude & météo changeante).
  • Assez d’eau et un en-cas.

Retour à Salento en fin d’après-midi pour une deuxième nuit sur place.

         


Jour 4 – Salento → Pereira → Thermes de San Vicente

Je reprends le bus de Salento vers Pereira, puis un taxi pour rejoindre l’aéroport où j’ai loué une voiture pour les prochains jours. La route jusqu’à la Reserva Termales San Vicente dure environ 1h30 pour 39 km : les 5 premiers kilomètres sont asphaltés, puis 12 km de piste en bon état, surveillée par l’armée.

San Vicente se trouve au cœur d’une forêt de nuages, dans un décor très sauvage : fumées de sources chaudes, cascades, piscines naturelles à 37 °C, bains turcs, le tout entouré de végétation luxuriante. L’air est frais (environ 14 °C) et le contraste avec la chaleur des bassins est délicieux.

Sur place, on conseille d’alterner :

  • Sessions de bains turcs (5 x 12 minutes).
  • Bains dans les piscines thermales (maximum 60 minutes d’affilée).
  • Rinçages à l’eau froide entre les deux pour stimuler la circulation.

Je dors dans une cabane sur place, avec dîner, petit-déjeuner et déjeuner du lendemain inclus. Pas de wifi, peu de réseau sauf avec Claro : parfait pour déconnecter.


Jour 5 – San Vicente → Hacienda Venecia (Manizales)

Je quitte les thermes en fin de matinée pour rejoindre Hacienda Venecia, près de Manizales (environ 1h de route). Ici, on est dans une authentique ferme de café, entourée de plantations à perte de vue, avec un climat subtropical doux (entre 17 et 24 °C).

L’endroit est un petit paradis pour :

  • Les amateurs de café (visites, ateliers, dégustations).
  • Les amoureux de nature (sentiers dans la propriété).
  • Les passionnés d’ornithologie (plus de 260 espèces d’oiseaux recensées).

Je choisis de dormir sur place, soit dans le Coffee Lodge (plus confortable), soit dans l’hostal (plus simple et économique). Piscine, restaurant, hamacs, vue sur les collines de café : tout donne envie de rester plus longtemps.


Jour 6 – Coffee tour & route vers Jericó

Le matin, on décide de profiter de la piscine et de parcourir l’un des nombreux sentiers de balades autour de la Finca: les paysages sont superbes.

En début d’après-midi, je prends la route vers Jericó (environ 2h45–3h, pour 155 km) au cœur des Andes centrales, avec une pause au Mirador de Las Olas pour profiter de la vue.

Je passe la nuit dans une finca/café-hôtel dans la campagne autour de Jericó, au milieu des plantations de café.


Jour 7 – Jericó → Jardín : villages coloniaux de carte postale

Jericó est un véritable petit bijou colonial accroché à flanc de montagne. Ses ruelles pavées dévalent la pente comme un arc-en-ciel de portes et de fenêtres aux couleurs pétantes. Sur la place principale, les hommes en chapeau sirotent un café, les boutiques exposent les fameux carrieles (sacs en cuir traditionnels), et les nombreuses églises rythment le paysage.

Je monte au Cerro del Salvador en passant par le Jardín Botánico : une balade courte mais agréable, sous de grandes plantes tropicales, avec de beaux points de vue sur le village et la vallée.

Je reprends ensuite la route vers Jardín (environ 1h45, 49 km), avec des pauses possibles dans de petits villages comme Buenos Aires Andes ou au Virgen Mirador.

À l’arrivée, Jardín est à la hauteur de sa réputation : peut-être l’un des plus beaux villages d’Antioquia. Une grande place pavée, parfaitement rectangulaire, surplombée par une basilique néogothique immense pour la taille du bourg. Tout autour, des maisons peintes aux couleurs vives, des balcons en bois sculpté, et des dizaines de chaises et tables multicolores où les habitants sirotent un café en regardant les chevaux défiler.

En fin d’après-midi, je file à la Reserva Natural Jardín de Rocas pour observer le coq-de-roche andin, un oiseau rouge-orangé spectaculaire qui se livre à une véritable danse nuptiale sur les arbres au-dessus de la rivière.

Je passe la nuit dans une posada en bordure du village, avec vue sur les collines.


Jour 8 – Jardín → Medellín

Je profite encore de Jardín le matin: le village est superbe, l’ambiance très conviviale: déambuler dans les rues est un vrai bonheur.

Puis je prends la route en direction de Medellín (environ 3 h, 133 km), avec de possibles pauses dans les villages d’Andes et d’Hispania.

À l’approche de Medellín, le paysage change complètement : la ville s’étire au fond d’une vallée encaissée, entourée de montagnes couvertes de maisons en briques. On comprend vite son surnom de “ville du printemps éternel” : température douce toute l’année, arbres en fleurs, parcs toujours animés.

De nuit, les collines se transforment en un océan de petites lumières. Dans le quartier d’El Poblado et de Provenza, les restaurants et rooftops sont nombreux, souvent décorés de plantes et de bois, avec une ambiance festive mais plutôt chic. Je rends la voiture de location, puis je rejoins une guesthouse avec jacuzzi à El Poblado pour deux nuits.


Jour 9 – Medellín & Comuna 13

Medellín, c’est une histoire de résilience. Ancienne “capitale mondiale” de la violence liée au narcotrafic, la ville est aujourd’hui un modèle en matière de transports publics, d’urbanisme social et de transformation des quartiers populaires.

Je commence par acheter la Tarjeta Cívica, carte de transport rechargeable, valable pour le métro, le métrocâble, le tram et certaines lignes de bus. Un trajet coûte environ 3 000 COP.

Au programme :

  • Balade dans le centre ville (Plaza Botero et ses statues monumentales, Plaza Cisneros, Parques del Río).
  • Visite du plus grand marché couvert de la ville et dégustation de fruits.
  • Exploration de la Comuna 13 : street art, escalators extérieurs, et surtout récits sur la transformation du quartier, autrefois l’un des plus dangereux du monde.
  • Trajet en métrocâble pour survoler les collines et comprendre la géographie de la ville.

Les soirs, je dîne à Provenza ou près du Parque Lleras : ambiance très festive, de nombreux bars et restaurants pour tous les budgets.


Jour 10 – Medellín → Guatapé & lac El Peñol

Je pars de la station Poblado et rejoins le Terminal del Norte (station Caribe) pour prendre un bus vers Guatapé. Les bus sont fréquents (toutes les 30 min à 1 h) et le trajet dure environ 2 h.

À l’approche du lac, le paysage devient spectaculaire : les collines se fragmentent en une multitude de presqu’îles et d’îlots, entourés d’une eau émeraude. Guatapé est un concentré de couleurs : les façades des maisons sont décorées de zocalos, des bas-reliefs colorés qui racontent la vie quotidienne, les animaux, les légendes locales.

On se promène dans le centre historique :

  • Parque principal et son église blanc et rouge.
  • Plazoleta de los Zócalos, petite place sur deux niveaux entourée de façades très colorées.
  • Calle Umbrella, la rue aux parapluies suspendus, ultra photogénique.

J’en profite pour faire une petite croisière en bateau sur le lac : îlots habités ou déserts, panorama sur la Piedra del Peñol, souvenirs du village englouti sous les eaux, musique à fond, vitesse: un moment inoubliable.

Le soir, le malecón se remplit de familles et de stands de street food.

Je dors dans un petit hôtel proche du centre.


Jour 11 – Guatapé → Medellín → Santa Marta → Ciénaga

Le matin, je me rends à la Piedra del Peñol, un monolithe de 200 m de haut qui domine tout le réservoir. On grimpe ses 675 marches en suivant un escalier aménagé dans la roche. En haut, la vue à 360° sur le lac et les îlots est impressionnante. L’ascension est à faire plutôt le matin, avant la chaleur et les éventuels nuages.

Je rentre ensuite à Medellín pour prendre un vol vers Santa Marta, puis un taxi jusqu’à Ciénaga (environ 25–30 minutes, 80 000 COP). Ciénaga est une ville historique, avec de beaux bâtiments républicains liés à l’époque des grandes plantations de bananes. Je dors dans une petite casa boutique joliment restaurée, dans le centre.


Jour 12 – Ciénaga Grande : villages sur pilotis & mangroves

Départ très tôt pour rejoindre Puebloviejo, d’où part l’excursion vers la Ciénaga Grande de Santa Marta. C’est le plus grand système lagunaire de Colombie, un immense écosystème où se rencontrent les eaux salées de la mer des Caraïbes, les eaux du Río Magdalena et celles descendant de la Sierra Nevada.

En bateau, on traverse d’abord une zone de mangroves, royaume des oiseaux, puis on voit apparaître les maisons colorées posées sur pilotis au milieu de la lagune : Nueva Venecia et Buenavista. Ici, tout se fait en barque : aller à l’école, au terrain de foot (construit sur l’eau), à l’église. Les façades pastel se reflètent dans la lagune, les enfants jouent sur des pontons en bois, les pêcheurs jettent leurs filets à la main.

Le guide explique à la fois la beauté et la fragilité de la Ciénaga : montée de la salinité, recul des mangroves, diminution des poissons. On parle environnement, pêche, traditions, quotidien des habitants dans ces villages amphibies. C’est une expérience très forte, à la fois visuelle, humaine et écologique.

Retour à Ciénaga dans l’après-midi pour une deuxième nuit sur place.


Jour 13 – Ciénaga → Carthagène (bus Marsol) & découverte de Getsemaní

Je rejoins Carthagène en minibus avec la compagnie Marsol, qui fait la liaison entre Santa Marta et Carthagène avec prise en charge à Ciénaga. Le trajet dure environ 3h30–4h selon le trafic.

À l’arrivée, je pose mes affaires dans un petit hôtel avec piscine et jacuzzi dans la ville fortifiée, puis je pars découvrir le quartier voisin de Getsemaní.

En entrant dans Getsemaní, le ton change : c’est le Carthagène plus bohème, plus populaire, moins aseptisé que le centre historique. Les murs sont recouverts de street art, des ruelles entières sont décorées de fanions, de parapluies ou de lampions, et la vie se concentre autour de la Plaza de la Trinidad : stands de street food, musiciens, danseurs de salsa, enfants qui jouent, voyageurs assis sur les marches de l’église.

Le soir, l’atmosphère est très conviviale, parfaite pour une première soirée à Carthagène.


Jour 14 – Carthagène de los Indias : balade dans la ville fortifiée

Je consacre la journée à une grande promenade dans la vieille ville fortifiée :

  • Torre del Reloj, porte d’entrée de la ville intra-muros, entourée d’artistes de rue et de vendeurs ambulants.
  • Plaza de los Coches et sa galerie Portal de los Dulces, où l’on trouve des confiseries locales.
  • Plaza de la Aduana, grande et majestueuse, avec sa statue de Christophe Colomb.
  • San Pedro Claver et sa belle église baroque.
  • Plaza Bolívar, plus ombragée, idéale pour faire une pause.
  • Cathédrale Santa Catalina et son dôme emblématique.
  • Plaza Santo Domingo, avec la célèbre sculpture de Botero, “La Gorda Gertrudis”, et tous ses cafés en terrasse.
  • Le quartier de San Diego, plus calme mais tout aussi coloré, avec la Plaza San Diego et les Las Bóvedas (anciennes cellules reconverties en boutiques d’artisanat).

Les ruelles pavées, les balcons couverts de bougainvilliers, les portes en bois sculpté et les patios cachés donnent à Carthagène une atmosphère très romantique.

On finit l’après-midi dans la piscine: il fait extrêmement chaud et humide !

En fin de journée, je rejoins les remparts pour prendre un verre au Café del Mar et regarder le soleil se coucher sur les murailles.


Jour 15 – Carthagène → Rincón del Mar : le village caché

Je quitte Carthagène en direction de Rincón del Mar, petit village de pêcheurs encore largement préservé du tourisme de masse. On peut y arriver :

  • Soit en bus jusqu’à San Onofre puis en tuktuk/taxi (solution la plus économique).
  • Soit en taxi/uber direct depuis Carthagène (2h30–3h, plus confortable à plusieurs).

À l’arrivée, Rincón a des airs de bout du monde : une large plage de sable beige clair, des palmiers, quelques barques colorées tirées sur le sable, des maisons basses et des enfants qui jouent au foot pieds nus. Ici, le temps s’étire au rythme des marées et des barques de pêche.

La journée, on se promène le long de la plage, on observe les pêcheurs revenir, on discute avec les habitants. Le soir, on commande un poisson grillé, un riz à la noix de coco et un jus de fruit frais dans un petit resto les pieds dans le sable. Le coucher de soleil embrase le ciel et la mer : l’ambiance est simple, authentique, terriblement attachante.

Je dors dans une chambre avec vue mer, dans une petite guesthouse type beachside.


Jour 16 – Rincón del Mar : mangroves & plancton bioluminescent

Le matin, je pars pour une excursion dans la mangrove et la forêt sèche avec une association locale (Mundo Verde). Dans une pirogue silencieuse, on glisse entre les racines entremêlées des palétuviers, au milieu des oiseaux et de la lumière tamisée par la végétation.

À pied, on traverse ensuite une zone de forêt sèche tropicale où la végétation s’adapte à la chaleur et au manque d’eau. On peut y observer des paresseux, ainsi qu’une grande diversité d’oiseaux. C’est le genre d’excursion qui donne vraiment envie de protéger ces écosystèmes.

L’après-midi, je profite simplement de la plage de Rincón : transats, baignades, lectures à l’ombre des palmiers.

En fin de journée, place à un moment absolument magique : la sortie pour observer le plancton bioluminescent. On embarque en bateau vers une zone plus isolée, avec un arrêt à une “île aux oiseaux” où des centaines d’oiseaux tournoient au-dessus de nous au coucher du soleil. Puis, une fois la nuit bien tombée, on se met à l’eau. Chaque mouvement de bras, chaque coup de pied dans l’eau crée une traînée de petites étincelles bleutées : ce sont les organismes microscopiques qui réagissent au mouvement. On a littéralement l’impression de nager au milieu des étoiles.


Jour 17 – Rincón del Mar → Isla Palma

Je quitte Rincón en bateau (20 minutes environ) pour rejoindre Isla Palma, l’une des îles de l’archipel de San Bernardo. À l’arrivée, je réserve immédiatement mon transport pour le lendemain vers Tintipán.

Isla Palma, c’est la carte postale tropicale : plage de sable fin, eau turquoise, cocotiers qui se penchent vers la mer, hamacs, petites constructions en bois. L’électricité et l’eau sont limitées, ce qui impose un rythme plus lent et une vraie déconnexion : pas de Netflix, mais des couchers de soleil sublimes.

L’île abrite un bioparc, une réserve où l’on peut observer de près flamants roses, singes, oiseaux et autres animaux, avec une approche basée sur la conservation. Sous l’eau, les fonds marins regorgent de poissons tropicaux, et avec un peu de chance on aperçoit tortues ou dauphins au large.

Je passe la nuit dans un petit hôtel de plage, Mística Hotel, où l’on vit au rythme des générateurs et du bruit des vagues, entourés de très nombreux animaux.


Jours 18–19 – Isla Palma → Tintipán → Carthagène → retour en Europe

Je prends un bateau entre Isla Palma et Tintipán (environ 20 minutes), puis une lancha rapide entre Tintipán et Carthagène (1h30–2h selon l’état de la mer). C’est une belle façon de dire au revoir aux îles : l’eau turquoise laisse place peu à peu aux silhouettes des remparts de Carthagène.

Dernière balade dans le centre-ville de Cathagène.

De là, un taxi m’emmène à l’aéroport pour le vol retour vers l’Europe, avec une escale à Amsterdam (où il est possible de laisser ses bagages en consigne et de faire un saut en train jusqu’au centre-ville, à 16 minutes de Schiphol).


Budget : combien coûte cet itinéraire de 3 semaines en Colombie ?

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur, basés sur 2 personnes :

  • Hébergements : en moyenne 50–80 € la nuit pour 2 (avec quelques nuits plus chères sur les îles et quelques nuits moins chères en zona cafetera).
  • Repas : 5–15 € par personne et par jour. Le menu del día se trouve facilement entre 14 000 et 20 000 COP.
  • Transports :
    • Bus interurbains : 20 000–30 000 COP par trajet.
    • Jeeps Cocora : ~8 000 COP A/R.
    • Métro et métrocâbles à Medellín : ~3 000 COP par trajet.
    • Bateaux San Bernardo (Rincón → îles) : 60 000–80 000 COP par trajet.
  • Activités :
    • Entrées Vallée de Cocora : ~30 000 COP.
    • Coffee tour Hacienda Venecia : ~80 000–85 000 COP.
    • Excursion Ciénaga Grande : ~185 000 COP par adulte (déjeuner inclus).
    • Mangrove à Rincón : ~35 000 COP.
    • Plancton bioluminescent : ~50 000 COP.
    • Piedra del Peñol : ~18 000 COP.

En s’organisant bien et selon le niveau de confort choisi, un tel voyage reste largement plus abordable que beaucoup de destinations lointaines équivalentes, surtout si l’on privilégie les bus et les hébergements simples.


Transports en Colombie : comment s’organiser ?

Bus & colectivos

  • Très bonne option pour les longues distances, économiques et assez fiables.
  • On achète son billet aux guichets des terminaux (Pereira, Medellín, etc.).
  • Gardez toujours votre ticket, il peut être vérifié en cours de route.

Jeeps Willys (Salento ↔ Vallée de Cocora)

  • Départ depuis le Parque Central de Salento.
  • Départs réguliers dans la journée, mais mieux vaut viser tôt le matin.

Taxis & apps

  • La plupart des taxis urbains fonctionnent au compteur.
  • Dans certaines villes (Medellín, Carthagène), Uber / InDrive peuvent être utilisés, même si leur statut légal varie.

Métro & métrocâble à Medellín

  • Le réseau est propre, efficace et très utile pour s’orienter.
  • La Tarjeta Cívica permet d’enchaîner les correspondances facilement.

Bateaux (Rincón, San Bernardo, Tintipán, Carthagène)

  • Toujours confirmer la veille : heure, point de départ, prix, nom du capitaine.
  • Prévoir un sachet étanche pour téléphone et papiers.
  • Quand la mer est formée, ça secoue : bien attacher sac et casquette.

Location de voiture

  • Pratique pour la boucle Pereira → Thermes de San Vicente → Hacienda Venecia → Jericó → Jardín.
  • Éviter d’ouvrir le coffre en pleine rue, surtout dans les grandes villes.

Où dormir : mes hébergements testés (et d’autres idées)

Voici quelques types d’hébergements que j’ai testés ou qui sont typiquement adaptés à cet itinéraire :

  • Pereira : hôtel juste à côté du terminal de bus, pratique pour les départs matinaux vers Salento.
  • Salento : hostal avec vue sur les montagnes, petit-déjeuner inclus, idéalement à quelques minutes de la Plaza Bolívar.
  • Thermes de San Vicente : cabane ou chambre dans la réserve, accès direct aux piscines et aux bains turcs.
  • Hacienda Venecia : au choix, Coffee Lodge (plus confortable) ou hostal (plus budget), le tout au milieu des plantations de café.
  • Jericó : petites fincas entourés de caféiers, avec vue sur la vallée.
  • Jardín : hôtel de campagne à 600 m du Parque Principal, avec possibilité de parking.
  • Medellín (El Poblado / Provenza) : guesthouse avec petit-déjeuner, à distance à pied du métro.
  • Guatapé : hôtel dans le centre, à quelques minutes à pied du terminal et du malecón.
  • Ciénaga : casa boutique dans le centre historique, avec patio et décoration soignée.
  • Carthagène intra-muros : petit hôtel avec piscine ou jacuzzi, idéalement proche du centre.
  • Rincón del Mar : petit hôtel beachfront, pieds dans le sable, ambiance détendue.
  • Isla Palma : hôtel simple en bord de mer, esprit cabanes et déconnexion.

Beaucoup de ces hébergements demandent un paiement en espèces ou débitent la carte uniquement quelques jours avant l’arrivée. Bien vérifier les conditions au moment de la réservation.


Sécurité, santé & conseils pratiques

Santé & moustiques

  • Vérifier les vaccins recommandés (hépatite A, typhoïde, parfois fièvre jaune selon les zones).
  • Emporter un bon anti-moustique, voire en acheter sur place (type Nopikex).
  • Prévoir des vêtements à séchage rapide et couvrants pour les zones humides.

Soleil & climat

  • Les UV peuvent atteindre 11 : crème solaire indice élevé indispensable, surtout côte Caraïbe et altitude.
  • Dans la zona cafetera et les thermes, les soirées peuvent être fraîches : polaire légère ou coupe-vent bien utile.

Argent & paiements

  • Retirer dans les banques (Davivienda, BBVA…).
  • Toujours refuser la conversion en euros proposée par le DAB ou le TPE.
  • Beaucoup de lieux ne prennent que les espèces, surtout Rincón del Mar et les îles.
  • Bien faire attention aux billets (1 000 vs 10 000, 2 000 vs 20 000, etc.).

Sécurité générale

  • Ne pas exhiber téléphone ou appareil photo dans les zones sensibles.
  • Éviter de se promener seul(e) tard le soir dans des rues désertes.
  • Utiliser uniquement les distributeurs à l’intérieur des banques, ne jamais accepter l’aide de quelqu’un au guichet.

Pourboires & négociation

  • Au restaurant, le serveur peut demander si vous souhaitez ajouter le “servicio” (10 %). À vous de voir selon la qualité du service.
  • À Carthagène, les palanqueras demandent un pourboire pour les photos : mieux vaut demander le prix avant.
  • Le marchandage est courant sur les marchés et avec les vendeurs de rue, mais toujours avec le sourire.

À emporter dans ton sac pour cet itinéraire

  • Chaussures de randonnée imperméables.
  • Veste de pluie légère + polaire.
  • Crème solaire, lunettes de soleil, casquette.
  • Anti-moustique (et éventuellement moustiquaire légère).
  • Étui étanche pour téléphone et papiers sur les bateaux.
  • Multiprise + adaptateur.
  • Un peu plus de cash que ce que tu crois nécessaire, surtout pour la fin de voyage (Rincón, îles, excursions).

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter, je répondrai à vos questions avec plaisir !

Retrouvez l’intégralité de ce voyage en stories à la une de mon Insta Roadtripfamille.

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